Le covoiturage : une solution aux problèmes de circulation
Écologique, économique et convivial, le covoiturage fait beaucoup parler de lui pour lutter contre les engorgements des villes, la pollution, ou bien encore pour pallier aux grèves de transports.
Engorgements des villes : Moins de véhicules dans les agglomérations, c'est aussi plus de place de stationnement, moins de nuisance sonore, plus de sécurité, un temps de déplacement plus court (une diminution de trafic de 2% apporte une amélioration de 8% sur la durée du trajet)...
La pollution : Lors des pics de pollution, le covoiturage devient une solution évidente (voir le paragraphe la loi et le covoiturage).
Dans les zones rurales : Le covoiturage peut également apporter des services dans les déplacements, notamment dans les zones peu ou pas desservies par les transports en commun.
Un moyen économique de déplacement
Le covoiturage c’est aussi un moyen économique de se déplacer. Beaucoup de personnes l’utilisent pour voyager à moindre coût : Passagers et automobilistes partagent les frais de route (essence, autoroute…). Le coût d’un déplacement devient ainsi beaucoup moins cher que la plupart des transports habituels.
Un exemple : un déplacement de Paris à Marseille coûte en moyenne 87 Euros (570 FF) en train et 96 Euros (629 FF) en voiture individuelle (autoroute comprise). En covoiturage le coût passe à 31 Euros (203 FF). les automobilistes demandent habituellement 0,04 Euros (0,26 FF) du kilomètre.
Plusieurs personnes partageant leurs voitures régulièrement, tel que sur le trajet domicile travail, peuvent voir baisser leurs primes d'assurance : assurance faible kilométrage (10.000km/an) proposée par la plupart des compagnie.
Pour l'entreprise, ils permettent :
De limiter la congestion aux abords du site d'activités
De réaliser des économies liées à la libération d’espaces de stationnement.
D’obtenir un impact positif sur l’image de marque de l’établissement jugé citoyen par ses salariés ainsi que par les consommateurs.
La loi et le covoiturage
La loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie du 30 décembre 1996, institue l'obligation pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants de mettre en oeuvre des plans de déplacements urbains (PDU) portant sur la diminution du trafic automobile et "l'encouragement pour les entreprises et collectivités a établir un plan de mobilité et à favoriser le transport de leur personnel notamment par l'utilisation des transports en commun et du covoiturage"
Le Plan de déplacement des sites d'activités (PDE) consiste à mettre en oeuvre un ensemble cohérent d'actions destinées à inciter les salariés et autres usagers du site à réduire l'utilisation individuelle de la voiture au profit des autres modes de transport tel que l’encouragement au covoiturage en mettant en place par exemple un intranet facilitant la constitution des équipages (Ecotrajet prépare une solution destinée aux entreprises)
En cas de pic de pollution, le préfet doit prendre des mesures visant à en limiter l'ampleur. Il peut ainsi restreindre la circulation automobile (cas de l'ozone et du dioxyde d'azote) en instaurant :
la circulation alternée,
la limitation de la vitesse,
la priorité aux véhicules les moins polluants (automobiles équipées d'un pot catalytique, fonctionnant au GPL, à l'électricité...),
la priorité aux véhicules transportant plusieurs personnes (covoiturage).
Les utilisateurs du covoiturage
Il n’existe pas vraiment de covoitureur type. A ces débuts, en 1991, Ecotrajet intervenait le plus souvent sur des trajets étudiants qui effectuaient le parcours de la Fac vers le domicile des parents en fin de semaine.
Aujourd’hui, on utilise le covoiturage d’une façon plus générale que ce soit pour un déplacement quotidien «domicile / travaille» ou bien de loisirs.
Le covoiturage présente aussi des avantages en milieu rural, lorsque les transports en commun font défaut.
Il peut également avoir un caractère plus social dans l’aide aux personnes âgées ou à mobilités réduites. A ce titre, Ecotrajet a accentué la lisibilité de ses trajets par un logo spécifique sur les annonces.
On remarque également dans un effet moindre, depuis les dernières mesures plus drastiques sur la sécurité routière, que le côté « plaisir » et « indépendance » de la voiture individuelle est contrebalancé par la « peur du gendarme ». De plus, les difficultés de déplacement lié aux embouteillages accentuent cette perte de nécessité « d’indépendance »